L'homme qui me donna envie d'écrire...

 

 

paolini eragon

Un jeune fermier, Eragon, trouve un jour une pierre bleue en chassant. Elle éclot et donne naissance à un dragon, ou plutôt une dragonne, qui devient pour le garçon une indispensable amie. En effet, dès qu'il touche l'étrange animal, une tache blanche apparaît sur sa main et il peut discuter avec sa dragonne par la pensée. Expérience troublante pour lui, à n'en point douter...

Il se garde néanmoins d'en parler à sa famille adoptive, Garrow, son oncle, et Roran, son cousin. Il va demander conseil à un vieux conteur qui racontait souvent de belles histoires sur les dragonniers d'antan, aujourd'hui disparus à cause de la folie et de la félonnie du roi Galbatorix et de ses Parjures. Le vieil homme lui donne plusieurs noms de dragons célèbres, et Eragon s'en va, satisfait. Il essaye de nommer sa dragonne, mais puisqu'il croit encore qu'il s'agit d'un mâle, elle refuse tout en bloc. Seul le nom de Saphira trouvera grâce aux yeux de la dragonne. Au bout de quelques jours, des étrangers arrivent au village où habitent nos héros et demandent où se trouve la pierre bleue. Saphira, pressentant le danger, s'enfuit avec son dragonnier sur le dos. Cela coûtera la vie de l'oncle d'Eragon, torturé par les Ra'zacs, émissaires de Galbatorix dont le jeune homme décidera dès lors de se venger.

Suivent nombre de péripéties, dont pâtissent presque toujours les personnages secondaires, et la rencontre avec le fils du dernier des Parjures, Morzan, qui se nomme Murtagh. Il sauve Eragon et le conteur, Brom, qui l'accompagnait dans sa quête, et se joint à eux. Malheureusement, Brom meurt de ses blessures après avoir révélé qu'il était lui même un ancien dragonnier.

Eragon se fait par la suite capturer par les soldats du roi, qui savent qui il est. En s'évadant, il aide une elfe, Arya à s'échapper et en tombe amoureux. Dommage pour lui, elle est sous le coup d'une drogue puissante et très dangereuse et seuls les révolutionnaires qui connaissent la jeune fille peuvent l'aider.

S'en suit un long voyage jusqu'au repaire des révolutinnaires qui veulent renverser Galbatorix, les Vardens. Mais pourront-ils aider le fils d'un de leurs anciens ennemis ? Et accepter celui qui voyage à ses côtés ?

Laissez-vous transporter dans cet univers enchanteur en compagnie des dragons et de leurs dragonniers, mais gardez à l'esprit que ce qui est beau à l'extérieur ne l'est pas forcément à l'intérieur. Il en va ainsi du royaume de Galbatorix, où la mort vous guette à chaque pas...

paolini l'ainé

Le deuxième tome du cycle, où l'on rencontre Oromis et Glaedr, un dragon et son dragonnier, voit de grands changements arriver. Entre autre l'apparition d'un second dragonnier, soumis au roi félon.  Et celui-ci n'est pas forcément celui que l'on croit...

Le livre traite également de la fuite de Roran et de ses compagnons à travers le royaume, qui rallient les Vardens juste au moment d'une bataille meurtrière. Une occasion pour les deux cousins de se retrouver et de s'expliquer. Car si Eragon a perdu un oncle en la personne de Garrow, c'est un père que Roran a vu mourir...

Tous les ingrédients sont réunis pour captiver le lecteur, mais il reste néamoins à mon goût moins bon que Brisingr et que le dernier, l'Héritage. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne soit pas agréable de le dévorer, au contraire !

paolini brisinger

Eragon se retrouve sans épée, puisque celle-ci lui a été dérobée par Murtagh qui se prétend son frère. Il n'a pourtant pas le temps de s'en préoccuper. Roran et lui comptent bien sauver Katrina, la fiancée de Roran, que les Ra'zacs ont emmenés à cause d'une traîtrise de Sloan, le père de la jeune fille qui détestait le cousin d'Eragon.

Après quoi, le dragonnier devra partir en quète de la vérité concernant son géniteur, car il ne peut se résoudre à être le fils de Morzan. Sur son chemin, il aura la chance de pouvoir se faire forger une épée spéciale, qu'il nommera Brisingr, soit "feu" en ancien langage. Il assistera néanmoins à la mort d'Oromis et de Glaedr, tués par Murtagh et Thorn, son dragon, impuissant, et il prendra conscience que Galbatorix est peut-être encore plus dangereux qu'il ne le croyait...

Ainsi se poursuit le cycle de l'héritage, en beauté, comme d'habitude...

Paoli l'héritage

Comment peut donc s'achever une telle histoire ? Par la mort de Galbatorix ? Par le sacrifice de Murtagh, voir d'Eragon ? Par la fin des peuples révoltés ou par leur victoire ?

Cette question, c'est à vous d'y répondre. Sinon, ce ne serait plus drôle, non ?

Ce que l'on retient d'une telle oeuvre en tant qu'écrivain :

- Pour ma part, que si on veut s'améliorer, il faut un but et que ce but c'est d'égaler ce livre. Depuis que je l'ai lu, il me semble que c'est essentiel. Je ne veux pas le dépasser, mais seulement me hisser à son niveau. A ce moment là, je serais devenu pour moi un excellent écrivain.

- Qu'une aventure n'est pas construite seulement avec une trame principale mais aussi avec des histoires secondaires et que passer du point de vue d'un personnage à celui d'un autre, des aventures d'Eragon à celles de son cousin par exemple, est une très bonne technique pour faire durer le suspense. Mais ça, vous vous en doutiez déjà...

- Que parfois, une fin un peu difficile à admettre (comme par exemple l'intervention d'un Dieu qui vous demande de vous sacrifier sans raison valable (dans Mariad), ou une situation qui impose un exil ou pire, la mort) est dur à assimiler mais donne un nouveau souffle au roman et améliore son contenu, finalement.

- Enfin, que de créer une langue n'est pas si difficile, utile et très amusant. Cela donne une autre dimension au roman, et en plus on peut essayer de l'apprendre par coeur si justement le coeur nous en dit.

Ce que l'on retient d'une telle oeuvre en tant que lecteur :

- Pour moi, que lire est parfois bien plus obsédant et agréable que de jouer à des jeux vidéos, et que ce livre ne fait pas exception. En plus, que l'on ne s'ennuie jamais quand on a Eragon sous la main. Il ne faut pas croire qu'il parle d'un sujet quelque peu puéril (ne vous dites pas : les dragons, c'est dans les contes et les contes, c'est pour les gosses...). Ce qu'il y a en dessous est bien plus profond qu'un simple combat entre bêtes fantastiques et hommes...

- Pour le reste, à vous de me le dire...