Mon premier roman

Couverture 1

Dessin de départ de Mariad, fait par mon frère Kerrian.

Vous qui lisez ces lignes en ce moment même, vous vous demandez sans doute ce qui m'a inspiré pour Mariad. C'est mon premier livre, un livre de jeunesse, un livre fait par un ado de quatorze-quinze ans, mais c'était l'essence même de mon être au moment où je l'ai écrit. Alors je vais tout vous livrer sur son écriture (mais pas trop quand même, hein ? Sinon, il n'y aura plus de surprise et ce serait dommage !)

De quoi parle-t-il ?

Premier point important, quelle est l'histoire de cette fameuse Mariad ? Et puis déjà, qui est-elle ? C'est une jeune fille de quinze années, qui vit dans un petit village de Suisse dans un futur proche (2040-41) avec son père Jeannot et sa mère Samanra. Elle est la fierté des habitants par sa beauté et son intelligence, mais un beau jour son père se met à battre sa femme. Samanra veut fuir avec l'enfant, mais Mariad éprouve une grande tristesse à l'idée de quitter son géniteur qu'elle a toujours aimé. Samanra cède à sa fille, et et elles demeurent auprès de Jeannot, jusqu'au moment où Mariad, qui était allée se promener en forêt, s'endort dans une clairière et fait un rêve. Elle y voit un homme entouré d'un halo de lumière, un ange croit-elle, qui lui dit dans la langue qui est devenue universelle de rapporter l'espoir, de le conserver en elle pour toujours. La jeune fille ne comprend pas ce qui lui est arrivé, et lorsqu'elle interroge deux de ses amis, ils lui répondent que ce sera à elle de le découvrir. L'histoire commence mal pour elle ! Et ce n'est pas prêt de s'améliorer, car une fois rentrée chez elle, son père l'attend pour lui donner une leçon pour être arrivée en retard. Sa mère s'interpose, en vain. Puis des innondations empêche la jeune fille et sa mère de fuir une fois pour toutes, et un beau matin l'aventure commence réellement. Elle arrivera sous la forme d'un jeune garçon, Jevod, justicier de métier, autrement dit membre de la garde faisant régner la justice, qui toque à la porte pour avoir un peu de nourriture car son village avait été détruit par les eaux. Jeannot lui claque la porte au nez, et se met sans raison à battre sa fille avec une bûche incandescente. Pour passer ses nerfs sans doute. Jevod, qui est témoin de la scène, défonce une fenêtre et emporte Mariad sur son dos, récoltant un coup de couteau à la jambe, mais rien de grave comparé à ce qui les attend. Car au bout du chemin, est-ce l'amour, la haine, la fraternité, la décadence, l'argent ou l'amour qui triomphera ? Et qui devra se sacrifier pour ramener l'ordre ? 

Comment et pourquoi ai-je eu l'idée de le créer ?

D'abord, le pourquoi. J'étais en quatrième lorsque ma prof de français, Mme Ac'h, nous a annoncé que nous aurions une rencontre avec l'écrivain Anne-Laure Bondoux, dont nous devions lire "Tant que nous sommes vivants". J'avais depuis longtemps en tête une idée de livre, mais je le voulais le mieux possible et donc j'ai décidé, au lieu de faire le début, de faire la suite. Mariad devrait en effet être le tome 4 si on était fidèle à la chronologie ! J'ai fait un peu comme Star Wars, la fin au début, le début ensuite...

Cette rencontre avec un écrivain qu'on m'annonçait, je me suis dit que c'était l'occasion rêvée de se mettre à raconter ce que je voulais par moi-même et non plus pour des concours par exemple. J'avais quatre semaines (une avant les vacances d'Octobre, les deux semaines de pause et une autre après) avant cet événement. J'ai travaillé dur, parfois contre ma propre inspiration (je me suis forcé au bout de quarante pages à en écrire quatre par jour), mais au final j'ai réussi, en commettant des erreurs et en faisant des illogismes flagrants, mais j'avais réussi et c'était tout ce qui comptait.

La rencontre n'a pas été des plus intéressantes. Le monde des écrivains est plutôt égoïste et Anne-Laure Bondoux très occupée. Elle devait me contacter, mais ne l'a jamais fait...

Pas grave, il fallait aller de l'avant. Mme Ac'h, que je remercie au passage avec chaleur, ne comptait pas laisser tomber mon livre. Les élèves de ma classe en ont entendu parler, les amis que je citais dans mon livre en ont eu un exemplaire faute d'encre pour en faire pour toute la classe (mais je n'abandonne pas), certains professeurs qui étaient concernés aussi. Les retours étaient très positifs, et j'ai autant dire été boosté par ce que les autres pensaient de mon oeuvre. Je n'avais pas assez de connaissances en orthographe pour tout corriger, alors mes parents et une amie (Geneviève Clavé, que nous avons rencontré lors de l'atelier pour le très court métrage et que je ne remercierais jamais assez), se sont attelés à la tâche ardue de débusquer toutes les erreurs que comportait mon roman. Je les corrigeais petit à petit, gardant pour la fin les illogismes qui nécessitaient parfois une réécriture de certains passages. Enfin, mon roman était terminé. Mon frère, qui est adorable et qui figure sur nombre d'autres articles de ce blog (si vous ne le savez pas encore, il s'appelle Kerrian), a ensuite fait les illustrations intérieures. La couverture était la première page de mon livre qui fut finie, avant même le texte.

Enfin, un projet de livre audio a été proposé par Mme Ac'h, qui voulait comme moi qu'il n'y ait pas d'exclusion parmi les élèves. Il a été commencé l'année dernière et continue cette année, avec l'aide de plusieurs élèves volontaires (et sans rire, je n'ai jamais vu meilleurs acteurs ! Comment pouvais-je rêver mieux ?). On verra bien où aboutira cette idée.

Je finis en parlant des jeunes auteurs. Pour l'instant, la barre de menu est vide, mais si jamais vous êtes en début de carrière et que vous avez écrit un livre, vous pouvez (après l'avoir sécurisé, en l'envoyant à vous même en le gardant scellé, cachet de la poste faisant foi) me transmettre sa description, son résumé pour que j'en parle histoire de faire connaître vos oeuvres personnelles au plus grand nombre possible. Après, rien ne dit que ça marche. Mais qui ne tente rien n'a rien, dit le dicton.